La Grèce continue d'inquiéter les marchés financiers

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Voilà déjà quelques semaines que nous n'entendions plus trop parler des grecs, depuis l'adoption du dernier plan d'aide, il paraitrait que les rumeurs se soient quelque peu tues. Attendu et arrivé tel le messie, il semblerait que ce dernier se soit fait enterrer avant même de passer aux votes nationaux. En effet, de récents éléments nous amènent à penser que le problème s'avère encore loin d'être réglé.

Un petit bilan sur les aides apportées

Le plan de l'an dernier avait clairement traîné,  celui ci ne semble pas déroger aux habitudes. Ceci dit, la France est le premier pays à voter et à adopter le plan de sauvetage. Quoique celui ci a été accepté par une forte majorité, il n'est que passablement apprécié, même de la majorité. L'idée d'aider un pays qui s'est laissé aller depuis plus d'une dizaine d'années et qui aujourd'hui ne peut plus recouvrir ses créances, ne ravit guère nos dirigeants européens. Certains élus de la majorité doutent même  de l'utilité de ces efforts, c'est le cas d'Yves Bur qui visiblement ne croit pas qu'un sauvetage de la Grèce soit envisageable. Son point de vue, même pessimiste, demeure clairement défendable. En effet, en prêtant sans compter, la France ou l'Allemagne, prennent des risques, si malgré les plans d'aides, la Grèce fait un évènement de crédit, alors ça sera des centaines de milliards de dettes en surcroit pour des pays qui n'avaient rien à se reprocher. La France ne fait pas payer le risque à son juste titre, c'est le prix de l'espoir. 

Même si en Allemagne ou en France l'enthousiasme n'est pas au rendez vous, les plans d'aides seront très probablement acceptés. L'ambiance n'est pas similaire en Finlande, en effet, les scandinaves, quant à eux prennent des gants sur leurs apports. Quoique leur participation n'excède pas 2% du butin, ils se permettent d'exiger des garanties contre ces avances. Il faut dire aussi qu'il n'y a pas de majorité clairement définie en Finlande, le parti nationaliste demeure troisième, ce qui lui donne une forte influence sur la politique en place. Prônant la lutte contre l'euro (on connait ça aussi), le parti des vrais finlandais fait pression pour minimiser le risque de contagion d'un défaut grec vers la Finlande. Le problème, c'est qu'avec cette annonce, d'autres pays veulent aussi avoir des collatéraux, c'est le cas de l'Autriche, des Pays bas ou bien de la Slovaquie. Tout compris, le montant des aides de ces pays serait de 11%, ce qui devient bien plus considérable, demander à la Grèce des garanties sur créances de la sorte ne vaut pas plus que lui infliger un taux d'emprunt supérieur. Un autre problème réside, c'est l'image que véhiculent ces dissensions, comment l'euro-zone peut elle rassurer les prêteurs étrangers si, elle même ne se voit pas certaine de sa réussite ?

La situation actuelle en Grèce

On parle sans cesse d'austérité, mais il faut cependant bien comprendre une chose, c'est que même en faisant toute les économies du monde, si on ne gagne rien, on ne rembourse rien. Ce que je veux dire par là c'est bien que si la récession provoquée par l'austérité est plus forte que la réduction des dépenses, alors la politique actuelle ne fait que donner coup d'épée dans l'eau. De ce fait, il ne faut pas pénaliser autant l'économie, actuellement la prévision pour 2011 est de -5% de croissance, soit l'équivalent d'une forte situation de crise. Autant en France, la rigueur ne peut pas être évitée, autant en Grèce elle est peut être une mauvaise méthode. Le problème grec, ce n'est pas que les impôts sont trop bas, non, c'est que personne ne les payent. Au lieu d'augmenter les impôts et de liquider massivement les biens et services publiques, il faudrait inciter les ménages à les payer. Selon un entrepreneur, je cite: «  il faut être con pour payer ses impôts en Grèce ». Actuellement, les mesures d'austérités résident en l'accroissement de l'imposition. La première conséquence, c'est qu'une fois encore c'est une mesure inutile car l'économie parallèle est trop fortement développée. La deuxième, c'est que ceux qui payent déjà des impôts risquent passer de l'autre coté de la barrière en raison de ce surcroît. 

En conclusion, il semblerait, que peu d'issues se dressent face à la Grèce. Le défaut se fait attendre à chaque week ends d'une semaine à l'autre (type de rumeurs causant l'effroyable baisse de vendredi dernier par exemple). Les marchés prônent l'austérité, mais les marchés ne sont pas nécessairement omniscients. Le couple franco-allemand s'entête à vouloir sauver la Grèce, malgré cela, des dissensions s'observent dans l'euro-zone montrant la faiblesse décisionnelle qui règne. Après le risque de l'an dernier, la France avance 159 Milliards d'euros, 159 Milliards de pertes en cas de défaut. Le jeu en vaut-il la chandelle ? Pour l'euro, qui par ailleurs s'est effondré récemment (et techniquement ça devrait continuer), c'est peut être bientôt le coup de grâce. 

 

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