Risque de récession économique dans l'occident

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Les acteurs politiques, quel que soit leur bord ont bien un point commun, ils craignent une récession économique. Il est démontré après divers sondages que les capacités électorales durant une phase de récession sont clairement amoindries pour le gouvernement en place. Ainsi, on préfère parler d'une reprise lente que d'une stagnation voire d'une récession.

Des perspectives économiques plutôt mauvaises pour les pays du Nord

Malgré une politique de relance aux États-Unis, la croissance ne s'accroît pas, elle se réduit même. En effet, en début d'année, celle ci était prévue à 3,1% pour l'année 2011, puis en Avril à 2,7, ensuite à 2,5 en Mai et aujourd'hui l'anticipation s'avère de 1,6% après les décevants chiffres de Juillet. A cette vitesse, l'économie américaine pourrait se situer non loin du rouge en fin d'année.

Les chiffres de l'emploi étant très souvent faussés aux États-Unis, il serait difficile d'affirmer que le repli officiel de 9,2 à 9,1% du chômage arrange véritablement la situation. On remarque néanmoins une claire hausse des prix à la consommation qui vient couper court à la tendance baissière de ceux ci. Aux vues de la politique monétaire américaine, il me semble qu'il n y ait pas de souci à se faire pour leur inflation, ils savent faire tourner la planche à billet dès lors que les prémices d'une crise déflationniste se montrent.

En oubliant quelque peu le chômage, la croissance et l'inflation, qui ne sont que des conséquences. La quasi totalité des indicateurs parus ces derniers jours sont très en dessous des prévisions, cela se reflète notamment dans le secteur immobilier. En effet, les ventes de logements neufs ont baissé de 300K à 298K alors qu'elles étaient prévues à 316K. Il serait difficile de citer toutes les mauvaises statistiques, néanmoins nous pouvons retenir que les pires résultats sont obtenus sur des enquêtes, ou des études de climat. Ainsi l'Empire State Manufacturing s'est récemment effondré, ou bien le sentiment du consommateur du Michigan, ou même encore l'indice de fabrication fed Philadelphie. Ces indicateurs ne sont pas de simples statistiques comme sont par exemple, les ventes de maisons neuves ou autres, ils sont calculés et représentent l'état actuel des secteurs. Leur très bas niveau peut nous amener à penser que le pire soit à venir.

L'Europe n'est pas épargnée pour autant, les chiffres sont assez mauvais par ailleurs. On pense très certainement au climat ZEW allemand publié aujourd'hui, s’avérant ainsi bien en deçà des attentes. Prévu à -24, celui ci s'en trouve finalement à -37,6. Cet indicateur correspond au sentiment global des investisseurs institutionnels. Visiblement, un tel décalage ne présage rien de bon pour l'investissement. Comme nous le soulignons précédemment, aujourd'hui nous connaissons une baisse de moral de la part de l'ensemble des acteurs économiques (sentiment Michigan, ZEW,...), les conséquences seront peut être à chiffrer demain...

Le Nord en crise, et bientôt le Sud

La croissance à deux chiffres de la Chine ne sera très probablement pas au rendez vous cette année. En effet, la situation chinoise a de très fortes chances d'en pâtir de la notre. L'empire du milieu, dispose d'un marché intérieur assez faible, voire même insignifiant en proportion de la production. Ainsi, l'ensemble des produits ont pour but l'occident, la perte de consommation en Europe et aux États-Unis se sentira dans les entreprises en Chine. L'agressive politique monétaire chinoise perpétrée depuis déjà bien des années risque certainement se payer sous peu. L'injection de Yuans par la banque centrale pour maintenir le taux de change au plus bas se paye par une forte inflation en contrepartie. Néanmoins, les salaires des basses couches sociales n'augmentant que très peu, l'inflation pourrait devenir un très lourd fardeau. Les principaux pays émergents existent car le Nord existe, si ce dernier s'effondre, ils ne dureront pas longtemps non plus.

En conclusion de cet article, non ce n'est pas encore une récession mondiale. Ce n'est peut être néanmoins qu'une question de temps. En effet, les plus pessimistes jugent inéluctable, la chute de l'occident. Il est vrai que tout laisse à penser que le pire est peut être encore à venir. A mon sens, la croissance chinoise n'est autre qu'une croissance normale décuplée par une forme d'effet levier du marché européen et américain. Le levier reste à double tranchant, si nous perdons 0,5% de croissance, il ne serait pas étonnant que la Chine en perde 1%, c'est le prix d'une sur interdépendance des économies. Les bourses mondiales s'ébranlent déjà avec de la croissance, si la récession se montrait, les chutes n'en seraient que plus vertigineuses. Les investisseurs risquent  se replier sur l'or et les devises refuges comme le yen ou le franc suisse, à surveiller pour les prochaines semaines.

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  1. Merci pour article, ça s’annonce mal....):

  2. merci pour l'infos

  3. Merci pour cet article, je traitais du même sujet l'autre jour avec des amis, on en tire les mêmes conclusions

  4. c'est pas très réjouissant. merci pour l'infos

  5. merci pour linformation

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