Le retour de l'inflation sonne la trêve de la guerre monétaire

L'emballement des prix a contraint les pays émergents à réajuster leur taux d'intérêt afin d'éviter une surchauffe de l'économie. Le jeu de la monnaie la plus dévaluée doit lui aussi cesser, les banques centrales sont ainsi amenées à restreindre leurs interventions dans l'abaissement des taux de change.

L'explosion du prix du baril et la hausse prononcée du cours des matières premières n'ont pas atteint que l'Europe, l'ensemble du monde est concerné. Ainsi les grandes puissances émergentes comme la Chine, l'Inde, la Russie ou bien encore le Brésil, sont contraintes de revoir leur politique monétaire. C'est à dire en terme claire, arrêter la guerre de la devise la plus faible.

Pour calmer les tensions inflationnistes, il n'y a pas quatre chemins possibles, il faut réduire la pression en augmentant le taux directeur et en ne dévaluant pas sa monnaie.

La Chine a été récemment au cœur des débats, cela à cause de sa stratégie de dévaluation massive. En effet, chaque jour la Chine vendait du Yuan et achetait du dollar en contrepartie, de cette manière elle gardait un taux de change haussier mais évoluant plus lentement que l'évolution naturelle. En conséquence elle a pu passer d'un excédant courant de 3% du PIB en 2009 à presque 6% en 2010 grâce à une devise volontairement favorable aux importations.

Mais maintenant, inversion de tendance, la Chine a décidé de relever son taux directeur deux fois depuis le début de l'hiver, affirmant ainsi son souhait de calmer les pressions inflationnistes. Dans ce sens il va de soi qu'elle ne favorisera pas non plus la dévaluation du Yuan.

Même scénario en Russie, il y a encore peu, le ministre des finances russe, Alexi Kudrin avait affirmé que la banque centrale n'interviendrait pas face à l'inflation et garderait une politique très flexible. Contre toute attente centrale a relevé son taux directeur à 8% contre une forte inflation de 9,6%.

 

Les déséquilibres économiques internationaux remis au goût du jour.

La crise, malgré les douleurs quelle a entrainé, avait fait fondre temporairement les déséquilibres. Affectant de nombreux pays, elle avait ainsi limé les écarts de croissance en amenant la récession partout.

Dans cette optique, les états avaient espérer voir disparaître au long terme ces disproportions, mais il n'en est rien.

Depuis 2010, les écarts ont recommencé à se creuser. En se basant sur la balance courante l'OCDE a fait le constat que les déséquilibres s'amplifient et continueront à s'amplifier sur les prochaines années.

 

L'inflation, vecteur de réduction des écarts.

Les cadres du G20 souhaitent bloquer ces déséquilibres, après de nombreuses tentatives, on remarque aisément qu'ils n'aboutissent jamais à grand chose. Cependant, le retour d'une forte croissance et de l'inflation dans les pays émergents pourraient leur faciliter la tâche.

L'importante appréciation des devises de ces pays renforcent leur pouvoir d'achat, cela favorise la demande intérieure de ces économies et ainsi cela réduit la part des exportations. De cette manières les excédants courants des pays émergents se stabiliseront. Par conséquent, cela relancera la compétitivité des produits des pays développés.  

 

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