La régulation pour la spéculation sur le marché des matières premières n'aura pas lieu

Nous pouvons encore nous rappeler Nicolas Sarkozy parti en croisade contre la spéculation sur les matières premières. Ses efforts seront sensiblement vains, en effet peut être entendrions nous encore parler des méchants traders si un rapport ne lui était pas parvenu. Rédigé par des spécialistes, ce rapport donne comme impossible l'objectif d'encadrer les activités de trading sur ces marchés. Néanmoins, le but du président reste surtout de limiter la volatilité des prix, il existe d'autres facteurs que la spéculation entrant en compte.

 

Pourquoi est-il impossible de stopper la spéculation ?

Depuis une décennie, on ne cesse d'entendre parler d'agriculteurs en difficulté. Cet embarras est lié aux facteurs aléatoires de la profession, bien entendu nous pourrions parler des inconstances climatiques ou bien des maladies, mais aujourd'hui nous évoquons surtout les fortes variations de prix liées à la volatilité du marché.

Le problème qui réside est simple, les opérations à caractère financier sont à la fois nécessaires pour certaines et préjudiciable pour d'autres. La fonction principale du marché à terme est surtout de permettre aux exploitants de se couvrir face au risque de change. Cependant il n'est guère aisé de dissocier ce type d'opérations aux opérations spéculatives. De plus de nombreuses études montrent que la corrélation entre spéculation et variation des prix est faible. De surcroît, même si on ne peut nier la financiarisation du secteur, la spéculation apporte de fortes liquidités sur le marché à terme et donc des spreads plus faibles.

 

Quelques mesures « physiques » envisageables

Puisqu'il sera difficile de réformer la finance, afin de réduire la volatilité sur le marché nous pourrions examiner quelques solutions éventuelles. Bien entendu, il sera ici question de réguler le marché physique des matières premières.

La première serait d'instruire une véritable gestion du risque chez les producteurs, c'est à dire d'apprendre aux exploitants comment se couvrir face au risque de change avec des contrats à terme. Cette pratique est encore peu répandue à cause de la complexité de ce genre de produits financiers. Pierre Jacquet, l'économiste ayant rédigé le rapport imagine un système: « Des emprunts contractés par les producteurs, qui soient liés aux risques de la récolte, en offrant plusieurs périodes de grâce dans le remboursement en cas de mauvaise récolte ou d'effondrement des prix ».

La suivante serait d'améliorer la cohésion des politiques nationales, par exemples éviter les brusques embargos et prévoir des mesures entre les pays pour éviter des tensions sur les prix. C'est le but du G20 qui siègera fin Juin, préparer des alertes ministériels pour trouver rapidement des solutions aux restrictions sur les exportations.

Une autre solution plus simple pourrait être de limiter le gaspillage, la FAO considère qu'environ 1,3 Milliard de tonnes de denrées alimentaires sont perdues, cela majoritairement à cause des normes de conservation et des équipements.

Force de constater que des progrès restent à faire en terme de régulation des prix, néanmoins ce n'est pas l'envie qui manque et le président français ne cesse le marteler. Faute de pouvoir réguler les marchés spéculatifs, les mesures envisageables ne pourront cibler que les flux « physiques » de matières premières.

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  1. oui le le Le premier moyen qui vient à l'esprit, pour stopper la spéculation sur les marchés des devises,
    ...... Est-il possible, cependant, de faire une telle ou tele distinction?

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