Bruxelles veut unifier le marché européen

L'union Européenne n'a cessé de proclamer toujours plus de solidarité de la part des pays qui la composent entre eux. Plus de 30% des échanges mondiaux se font au sein même de cette zone. Le processus de globalisation et d'harmonisation des économies de ce territoire n'a pas commencé aujourd'hui, il date de 50 ans. En effet en 1951 est créée la CECA(communauté européenne du charbon et de l'acier), mais aujourd'hui Bruxelles relance le souhait d'un marché parfaitement unique en Europe.

 

Un objectif de quatre points de croissance sur dix ans

Le but est audacieux, une telle hausse n'est que souhaitable. Par ailleurs, elle devrait s'accompagner d'une création de 5 millions d'emplois dans l'UE. Cela devient clairement nécessaire à la vue des difficultés économiques qu'elle subit. Ainsi le FMI s'exprime: « D'autres pas audacieux sont nécessaires pour garantir la viabilité des finances publiques, résoudre les problèmes du système bancaire, réformer le cadre politique de l'UE et raviver la croissance ».

Cependant les projets ne sont pas des moindres, en effet de lourdes mesures sont contenues dans les textes. Globalement, l'idée est de venir chercher une unification et une simplification des procédures dans les échanges européens. D'autre part, accentuer la libéralisation du marché du travail, cela en favorisant largement la mobilité de la main d'œuvre et en proposant une carte professionnelle européenne. De plus, une uniformisation avec un système d'équivalence européen pour les diplômes. Les PME bénéficieront d'un assouplissement des contraintes bancaires au niveau de l'accès au financement. Celles ci seront privilégiées pour une raison simple, elles représentent 99% des entreprises en Europe, il serait guère aisé de les ignorer.

 

Une politique libérale certes, mais ne négligeant pas les aspects sociaux

Tout d'abord, les textes prévoient une réelle protection des consommateurs sur internet. En effet actuellement de nombreux internautes ne se sentent pas rassurer à l'idée d'acheter des produits dans d'autres pays. Il est très difficile d'amorcer des procédures judiciaires internationales, généralement pour des achats comme du high tech, les gens préfèrent se laisser arnaquer que doubler la mise en payant un avocat à ses risques et périls. Actuellement c'est un réel problème, il n'y a quasiment aucune confiance dans les achats en ligne internationaux en Europe.

Le commerce en ligne ne représente que 2% du commerce total dans l'UE, ce qui est vraiment peu et pourtant c'est là que le potentiel de croissance se trouve. Pour améliorer cela, Bruxelles souhaite clairement développer les solutions extrajudiciaires. On entend ici le principe de médiation international, cela évite les frais judiciaires et favorise la confiance des ménages dans l'e-commerce.

D'autre part, le commerce en ligne n'est pas le seul objectif de l'UE. La commission européenne souhaite clarifier le système bancaire et notamment apporter une transparence sur les frais bancaires. Par ailleurs, elle se penchera aussi sur l'empreinte écologique des produits vendus en Europe et sur la protection des passagers et voyageurs.

Autrement, ces réformes sont assez libérales. On pense notamment à l'amélioration de la mobilité des travailleurs. La main d'œuvre mobile c'est une des bases de la théorie des classiques libéraux. C'est ce genre de mesure qui avait repousser le projet de constitution Européenne en 2005, notamment avec la polémique du plombier polonais. Ainsi, la commission ne cesse de marteler aujourd'hui qu'un maximum de mesures seront prises pour éviter l'exclusion sociale et promouvoir une protection sociale adéquate. Sa volonté est de briser l'image de l'Europe ultra libérale prônée par ses prédécesseurs(Frits Bolkestein).

En conclusion de ce qui nous est présenté ici, on retient un projet assez ambitieux et bien préparé. Favorisant l'interdépendance des économies nationales européennes et les échanges commerciaux, le projet pense avant tout aux consommateurs. Après de nombreuses phases de désarroi en Europe(on pense à la crise de la dette publique de nombreux états), la commission européenne semble redonner de l'espoir en proposant ce projet.

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