Un budget 2013 qui limite la casse

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Certainement la plus grosse actualité économique française du mois, le budget pour l’année prochaine a été achevé par le gouvernement. Si on reste encore loin des coupes budgétaires méditerranéennes, cela demeure un budget d’austérité, puisque que depuis 30 ans, jamais un gouvernement n’est allé aussi loin.

Quels objectifs pour la loi des finances 2013

Le premier objectif est avant tout de réaliser des économies de 36.9 Milliards d’euros, ce qui implique une part de recettes supplémentaires et une part de dépenses à réduire. Les recettes bien sûr caractérisent des hausses d’impôts.

Les hausses de prélèvements obligatoires porteront sur plusieurs points. Tout d’abord ce seront les entreprises qui seront les plus sollicitées, elles payeront 9.6 Milliards d’euros, quant aux ménages ils s’acquitteront du reste, c'est-à-dire de 6.2 Milliards d’euros. Dans la liste des impôts, on retrouve bien sûr les 75% d’imposition pour les revenus dépassant 1 million d’euros. Nous rappelons que ce ne sont que les revenus du travail qui sont taxés et non pas les revenus du capital, c'est-à-dire que les stock-options et autres plus-values ne seront pas touchées par cette mesure.

Le dispositif, prévoit aussi un alourdissement de l’ISF avec un seuil d’entrée débutant à 1.31 Millions d’euros de patrimoine et des taux s’échelonnant progressivement de 0.5% à 1.5%. Par ailleurs, une mesure beaucoup plus subtile préparée par le précédent gouvernement, le barème de l’impôt sur le revenu ne sera plus indexé sur l’inflation. Celle-ci en moyenne est autour de 2% cela ne manquera pas de pénaliser doublement le pouvoir d’achat. Une hausse des taxes sur cessions de titres, passant alors d’un minimum de 19% à 30%. Les réductions d’impôts sur les niches fiscales seront-elles aussi revues sérieusement à la baisse. Et pour finir les sociétés aussi seront touchées par une forme de hausse d’impôt, celle-ci se faisant par une incapacité des sociétés à déduire intégralement les intérêts d’emprunt de leurs bénéfices (désormais 85% au lieu de 100%).

Les dépenses et budgets par ministère.

La loi des finances 2013, est loin d’être une opération de relance. Le gouvernement prévoit environ 10 Milliards d’euros d’économies. Voyons rapidement comment seront répartis les budgets.

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On voit ici que enseignement, recherche, sécurité, emploi et justice sont épargnés et mêmes valorisés. C’est un retour du gouvernement vers les bases essentielles de la présence étatique. Certainement un budget pour limiter la grogne des plus influents. Relancer sur l’emploi et l’enseignement supérieur pour s’éviter les défilés d’étudiants dans la rue. Face à cela, ces hausses budgétaires dans les grands secteurs se compensent par des baissent relatives bien plus conséquentes dans des moindres. En effet, sévère claque pour le ministère du logement, de l’agriculture et de l’écologie. Le ministère de l’agriculture et de la ruralité en souffre excessivement avec une baisse de plus de 10% du budget d’une année à l’autre sachant les difficultés agricoles françaises. Même si la baisse du budget à la défense est faible, elle cache tout de même un cadavre dans le placard.

Les postes à pourvoir

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Plus de 11 000 créations de postes quasi exclusivement dans l’éducation nationale. Contre 12 200 destructions de postes. Si les profs ont gagné le gros lot, ce sont les militaires qui vont subir le retour de bâton. En effet, ces derniers vont voir leur effectif décroitre de plus de 7000 postes dans le climat d’une France justicière, bien en manque de quelques batailles des pyramides tel à la grande époque. Néanmoins le budget de la défense ne décroit pas énormément, certainement le choix d’arbitrer d’avantage en faveur de l’équipement et de la technologie plutôt que des fantassins. Ce qui est dommageable dans ces répartitions, c’est une telle inégalité, quasiment tout pour deux ministères et rien pour les autres.

En conclusion, c’est un budget « on limite la grogne ». Le gouvernement se garde de se mettre les étudiants, et la police à dos. Quoiqu’il en soit, cela reste un budget utopiste fixé sur des prévisions de croissance surestimées. C’est à croire qu’on a fixé les prévisions sur le budget, et non pas le contraire.

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