Actus Forex | La Grèce fait un trou dans les poches de l'Europe

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Les parlementaires en Grèce signaient le projet de loi d’austérité Mercredi matin, mais cela n’a pas empêché les politiciens Grecs d’exécuter un rapide rétro pédalage. Critique, le leader du nouveau parti démocrate, Antonis Samaras – également favoris dans les sondages pour l’élection à venir – il a dit que cet accord durerait à peine deux mois et qu’il devrait être renégocié et donc modifié. Pour la Troïka, qui se réunit demain pour discuter sur l’accord du dernier plan de sauvetage grec, ce sont des nouvelles inquiétantes.

Est-ce qu’ils signent un accord pour débourser encore plus d’argent dans un puit sans fond, sachant que bientôt la Grèce aura un nouveau dirigeant qui tentera de déchirer cet accord en attendant les élections? Suivant les remarques de Samara, de nullement se moquer des exigences de Union Européenne afin que tous les responsables Grecs signent l’accord d’austérité dans la loi? La Troïka veut de fortes garanties de la part de la Grèce, mais cette dernière est incapable de les donner. A court de garanties, comment peut faire la Troïka, en toute sincérité, pour sortir des milliards d’euros de l’argent des contribuables? La réunion de demain promet d’être absolument fascinante.

La débâcle Grecque obscurcit le progrès dans les périphéries

Au milieu de l’implacable et compréhensif problème sur la continuité du drame en Grèce, il est important de reconnaître le mérite des gouvernements ailleurs en Europe du Sud qui ont reçu des investisseurs obligataires. En Italie, le taux d’emprunt à 10 ans chute à nouveau de 10 points hier à 5,50%, baisse de 200 points depuis milieu Novembre. L’Espagne, ses taux d’emprunt à 10 ans s’abaissent d’un peu plus de 8 points à 5,25%, un déclin de 150 points depuis la mi-Novembre. Le Portugal a été le pays le plus impressionnant, ses taux d’emprunt à 10 ans déclinent à nouveau de 40 points à 12,1% - dans la précédente décennie, le taux s’est effondré de 600 points. La chute des emprunts à 5 ans a été encore plus commentée, un déclin de 850 points depuis le début de ce mois. Il reste à voir si ces récents mouvements sont durables. Nonobstant les réponses politiques très assurées et crédibles de la part des gouvernements respectifs de ces pays, et leurs efforts courageux pour respecter les exigences de leurs principaux créanciers, il apparait encore qu’au moins un, sinon deux, de ces pays souverains auront besoin d’une significative restructuration de leur dette à un certain moment.

Les défis de la politique chinoise

Sans surprise le premier ministre Wen Jiabao a confirmé que de telle politique « réglage-minutieux » serait nécessaire ce trimestre en réponse aux récents développements économiques. Bien qu’il ne soit pas spécifié quels types d’ajustements politiques étaient envisagés, elle devrait être remarquée, si les exigences de ratio des réserves bancaires chutant n’étaient pas l’une d’entre elles. Aussi, il y a beaucoup de possibilités pour faciliter la politique fiscale au travers de rabots sur des taxes ciblées et l’augmentation des dépenses. Finalement, durant cette période de tous les défis, nous sommes plus susceptibles de voir le taux de change rester relativement stable. Il est intéressant, lorsque Wen réitère un message que d’autres représentants de la politique ont fait récemment, nommant les restrictions sur le marché de l’immobilier ne sera pas modifié comme une tentative de Pékin pour rendre le logement plus abordable. De manière intéressante, le FT rapporte hier que les banques ont été contraintes de refinancer les prêts fait aux gouvernements locaux car en plusieurs cas, le capital principal est susceptible d’être remboursé à l’échéance. Afin d’empêcher les défauts de paiements et les provisions, les banques ont été forcées d’accroitre les prêts, dans quelques cas au-delà de 4 ans. En Juin dernier, le bureau national d’Audit en Chine rapporte que les emprunts aux autorités locales totalisaient 10.7 trilliards de yen à fin 2010, ou autour de 1,7 trilliard de dollars  (approximativement la taille de l’économie Canadienne). Selon Standard & Poor, la clôture d’un tiers de ces emprunts toxiques sera éliminée dans les trois prochaines années. Afin de mettre cela en perspective, les « mauvais » emprunts aux gouvernements locaux à eux seul pourraient correspondrent à 500 milliards de dollars, soit environ 8% du produit intérieur brut. C’est un chiffre énorme. La chine ne peut souhaiter de manière réaliste ouvrir ses comptes financiers (comme le prélude à une convertibilité de la monnaie) jusqu'à ce que cet énorme problème soit résolu.

Les tensions en Iran croissent rapidement

La Grèce et la Syrie sont les deux histoires internationales qui dominent l’attention de la presse à présent, mais elle pourrait bientôt être déplacée par l’escalade rapide des tensions entre l’Ouest et l’Iran. Les sanctions imposées tardivement ont augmenté l’étranglement des revenus du pétrole de l’Iran, avec pour la plupart des compagnies maritimes à l’heure actuelle refusant d’aller dans ce pays. Le point décisif était la décision de l’Union Européenne le 23 janvier d’imposer un embargo sur le pétrole Iranien, en particulier l’interdiction de l’assurance des navires dans le pays. Selon Bloomberg, 95% de la flotte des pétroliers européens est assurée sous les lois européennes, et ces pétroliers ne sont capables d’obtenir une assurance pour une longue période. En conséquence, le pétrole d’Iran est piégé dans ses terminaux pétroliers. L’Iran assure 11% de la production de pétrole mondiale. En réponse, l’Iran a menacé de bloquer le transport maritime à travers du détroit Hormuz, au travers duquel 20% du pétrole mondial est acheminé. Les deux pays, la Chine et l’Inde, sur ce point ont dit qu’ils ne réduisaient pas les importations de pétrole d’Iran. Le pétrole brut (Brent) a grimé de 7% pour ce mois seul, à 118 dollars le baril en réalité. Au cours du week-end, le président Iranien Ahmadinejad annonçait qu’il annoncerait une  « réalisation de première importance dans le nucléaire » dans une tentative claire de maintenir une certaine angoisse internationale. La manière dont les choses se précisent, cette situation est susceptible d’être pire encore. Financièrement, une forte hausse des prix du pétrole dans un moment incroyablement délicat pour l’économie globale devrait être très problématique.

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